L’autoconsommation photovoltaïque

L’électricité produite à l’aide des panneaux photovoltaïques peut servir de différentes manières. L’une d’entre elles est l’autoconsommation qui signifie que l’utilisateur de modules solaires consomme sa production énergétique. Ainsi, il réduit les coûts de sa facture, profite d’une énergie gratuite et verte.

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Autoconsommation totale ou partielle?

Comme mentionné plus haut, l’autoconsommation photovoltaïque permet à l’utilisateur de consommer l’électricité produite par son installation solaire. Cependant, l’autoconsommation peut être totale ou partielle.

L’autoconsommation est dite totale lorsque l’énergie électrique produite par l’installation photovoltaïque est utilisée en totalité par l’utilisateur pour couvrir ses besoins énergétiques. À l’opposé, l’autoconsommation partielle signifie que toute l’électricité produite n’est pas consommée par l’utilisateur.

En effet, l’énergie électrique non consommée ou en surplus est injectée sur le réseau de distribution national. Dans ce cas, l’utilisateur revend cette énergie aux fournisseurs selon une grille tarifaire fixée de façon trimestrielle par l’État.

Avantages/inconvénients de l’autoconsommation

Cette façon de produire et de consommer « son énergie » est avantageuse à plusieurs égards.

  • Le premier est l’indépendance dont vous jouissez face au réseau électrique national, qui vous permet de développer une autonomie énergétique ;
  • Possibilité de revendre le surplus d’énergie ;
  • La réduction de votre facture énergétique ;
  • Une production électrique plus écologique ;
  • Possibilité de bénéficier de subventions pour réduire les coûts d’installations ;
  • Prime à l’autoconsommation ;
  • Techniques de consommation utilisables par différents acteurs (particuliers, entreprises, collectivité).

Cela dit, il existe tout de même quelques points négatifs liés à l’autoconsommation :

  • Production énergétique dépendante des conditions météorologiques ;
  • Autonomie énergétique pas encore totale à l’heure actuelle ;
  • Réalisation d’une installation de domotique pour une meilleure optimisation de l’économie de l’énergie ;
  • Nécessité parfois d’adapter les habitudes de consommation.

Estimer ses besoins en électricité

L’un des moyens les plus simples d’estimer vos besoins en électricité est de vous référer à votre facture électrique. En revanche si vous n’en avez pas, vous pouvez essayer de déterminer la consommation de chacun des appareils que vous souhaitez utiliser, leur durée d’utilisation quotidienne en heures et potentiellement leur durée d’utilisation annuelle en jours.

Une fois ces informations en votre possession vous pourrez calculer votre consommation et déterminer vos besoins. Pour le faire, il suffit de multiplier la puissance de votre appareil qui est en watt par la durée pendant laquelle est débitée par jour et le nombre de jours dans l’année.

Par exemple, pour un téléviseur plasma de 250 W avec un fonctionnement moyen de 3 heures par jour, 330 jours sur l’année, la consommation journalière est de 250*3 = 750 Wh et elle est de 247.500 Wh ou 247,5 kWh sur l’année.

L’installation d’un système photovoltaïque

La mise en place d’une installation solaire nécessite certains préalables indispensables à respecter.

La définition des besoins

Pour pouvoir réaliser un dimensionnement parfait de votre installation solaire, vous devez commencer par définir vos besoins. Cette étape vous permettra d’acquérir le nombre de panneaux solaires nécessaires pour couvrir vos besoins. Par ailleurs, un dimensionnement trop important peut se révéler problématique dans la mesure où il peut entrainer des coûts supplémentaires.

Les démarches administratives

Un projet solaire nécessite des autorisations de certains acteurs. La première chose à faire est donc de contacter la mairie de votre région pour une Déclaration Préalable (DP) de travaux dont le but est de connaitre les contraintes éventuelles liées au site afin de savoir si votre future installation respecte les règles d’urbanisme en vigueur. Une fois le certificat de non-opposition de la mairie obtenue, vous pouvez commencer vos travaux. Mentionnons que le délai de traitement est généralement d’un mois. Si ce délai est passé et que vous ne recevez aucune réponse, cela équivaut à une acceptation. La demande est faite aussi bien lorsqu’il s’agit de travaux de rénovation que d’une nouvelle construction. Cependant, si vos panneaux sont posés au sol et que leur puissance est inférieure ou égale à 3 kWc, aucune demande d’urbanisme n’est nécessaire. Pour ceux qui souhaitent vendre leur surplus, une demande de raccordement au réseau doit être faite et vous devez détenir une Obligation d’Achat.

Demande de devis

 Il n’est pas conseillé de vous lancer dans un projet d’installation solaire sans avoir une idée de ce que cela pourrait vous coûter. La raison principale est que les travaux sont assez onéreux pour l’investissement initial. Veillez donc à demander un devis pour avoir un état détaillé et descriptif des prestations envisagées. N’hésitez pas à réaliser votre demande auprès de différents professionnels afin de comparer les prix.

Choix du type d’installation

Le choix de votre installation dépend de certains facteurs dont le principal est le climat de votre lieu de résidence. Si votre habitation ne dispose pas d’une grande luminosité, les panneaux monocristallins sont les plus adaptés. En revanche, si l’ensoleillement est idéal, les modèles en polycristallins sont envisageables.

La pose

Une fois que vous vous lancez, vous bénéficiez d’aides qui permettent de réduire le coût de l’installation. Également, vous avez le choix quant à la pose, car l’installation peut être intégrée au bâtiment, en surimposition, au sol,… Discutez avec le professionnel pour voir lequel vous serait le plus profitable, tant au niveau du coût que de la performance.

Quel investissement pour auto consommer ?

L’installation solaire est assez coûteuse au départ et ce prix varie en fonction de plusieurs paramètres : les équipements, les garanties proposées, les aides reçues,… De façon générale, il faut compter entre 9 000 et 12 000 € pour une installation de 3 kWc. Pour une autoconsommation, l’investissement peut être compris entre 8 000 et 10 000 € pour une simple installation.

Différences avec la revente totale

Dans les 2 cas, les prix de vente sont fixés par EDF et non négociables. Attention toutefois, dans le cas d’une revente partielle ceux-ci sont inférieur de près de 50% à ceux d’une revente totale. Une différence importante à ne pas négliger dans ses calculs.